

Il ne sโagit pas ici de parler de religion. La croyance sert ร dรฉsigner lโadhรฉsion ร des idรฉes, des valeurs, des opinions sans quโaucune dรฉmonstration nโait conduit en lโadoption de ces croyances. La croyance ne fait pas partie de notre rรฉalitรฉ mais nous agissons comme si elle lโรฉtait : elle dรฉtermine notre perception de la rรฉalitรฉ. Gรฉnรฉralement, elle est issue du milieu dans lequel nous vivons.
Lโancrage dโune croyance sโopรจre ร travers lโaffectivitรฉ, la capacitรฉ de rรฉflexion sur le contenu mรชme de cette croyance cรฉdant la place ร lโรฉmotivitรฉ. Si lโhomme nโรฉtait pas dotรฉ dโun cerveau, les croyances nโauraient pas raison dโรชtre.
ยซ Credo quia absurdum ยป (ยซ jโy crois parce que cโest absurde ยป) de Saint Augustin dรฉmontre que lorsque des preuves sont produites, cette croyance cesse et devient alors une vรฉritรฉ.
Les croyances sโinstallent inconsciemment dรจs lโenfance, hรฉritรฉes de nos parents, notre รฉducation et les mรฉdias. Elles deviennent un socle de construction de nous-mรชme. Ces croyances ne constituent ni des faits ni des vรฉritรฉs mais des choses que lโon croit vraies et qui faรงonnent notre vision du monde. Elles conditionnent nos actions, nos habitudes et nos comportements dรฉterminant ce que lโon obtient dans la vie.
Les diffรฉrents types de croyances
Chacun a ses croyances. La croyance est omniprรฉsente. Elle touche ร tous les domaines et elle a un lien direct avec toutes nos actions. Le rรดle des croyances est donc de produire des actions.
Il existe plusieurs types de croyances :
Que ce soit les valeurs, les croyances ou mรชme nos attitudes, elles sont toutes apprises auprรจs de nos groupes de rรฉfรฉrence. Elles peuvent changer au contact dโautres individus et par la communication. Mais nous avons tous un peu de mal avec le changement : par peur de lโinconnu, pour prรฉserver ce que nous avons, par crainte de lโรฉnergie nรฉcessaire au changement et des transformations qui en rรฉsulteront.
Si certaines sont porteuses, dโautres peuvent รชtre limitantes, par exemple : ยซ Je suis nul(le) ยป, ยซ je ne suis pas capable ยป, ยซ je ne mรฉrite pas ce que jโai ยปโฆ
Selon lโanalyse transactionnelle
Ces croyances correspondent aux dรฉcisions de lโenfance prises lorsque les demandes รฉmotionnelles de lโenfant ne sont pas prises en compte. Lโenfant se crรฉe une croyance quโil base sur les conclusions quโil tire de chaque action.
Elles peuvent se baser sur :
Une fois adulte, ces croyances se manifestent et nous font revivre une situation de notre enfance : nous ressentons ses sentiments qui correspondent ร notre passรฉ.
Lโeffet Pygmalion, lโeffet positif de la croyance
Lโeffet Pygmalion repose sur une situation expรฉrimentale mise en place par Robert Rosenthal et son รฉquipe. Aujourdโhui, cet effet est adaptรฉ ร plusieurs situations et consiste ร effectuer des hypothรจses sur le devenir scolaire dโun รฉlรจve, par exemple. En croyant quโune chose est vraie, on peut la rendre rรฉelle.
Dans une classe, les enfants dont le maรฎtre attend davantage des รฉlรจves feront effectivement des progrรจs plus grands.
Selon cette idรฉe, si vos pensรฉes quotidiennes sont nรฉgatives, vous รชtes susceptibles dโattirer des รฉvรจnements inconfortables. Bonne nouvelle : cela fonctionnerait aussi dans lโautre sens ! Le positif attire le positif : notre pouvoir est de changer notre perception de ce qui nous arrive pour le vivre mieux.